Bonjour à tous,

  

 

Le mois de septembre et le lac Léman est une belle addition pour qui désire traquer des brochets trophées. Bien décidé d’en vérifier le résultat, mon frère Thomas, mes amis Rémi et Julien et moi-même, s’organisons pour un séjour sur le plus grand lac naturel d’Europe de l’ouest. De très bons échos nous sont parvenus, avec des captures de brochets monstrueux, mais nous étions bien loin de nous imaginer ce qui allait arriver.

 

Dimanche 9 septembre :

Il est 16h quand mon frêre et moi quittons le lac de Vouglans, après une manche du « DEFI EST ». Rejoint par Rémi et Julien, nous roulons en convoi jusqu’à la rive française du lac Léman. Nous arrivons à la mise à l’eau aux alentours 18h30, histoire de se dégourdir.

Avec deux brochets (70 cm environ) en 2h, la pêche s’annonce prometteuse.

Nous validons l’approche à tenir pour le lendemain, une pêche profonde avec de gros shads, à proximité des bancs de perches.

Un allé simple vers le camping, pour une (courte nuit). Nous démarrerons à l’aube.

 

 

Lundi 10 septembre :

 

Le soleil pointait son nez au-dessus des montagnes lorsque nous arrivons  sur notre zone de pêche. Les touches ne se firent pas attendre et nous enregistrons nos premières captures. Encore une fois des poissons modestes. Rémi et julien décident de prospecter une autre zone, à quelques centaines de mètres. Thomas et moi continuons dans notre lancée.

Quelques minutes plus tard, ça s’agite dans les deux bateaux. Je décroche un poisson après dix secondes de contact. C’était du lourd ! Quelques lancers plus tard, nouvelle touche. Cette fois c’est bon. Un beau combat suivit de la séance mesure et photos. 1m03 sur Shad GT de 18cm.

 

 

Pendant ce temps dans l’autre bateau, julien capture un 98 cm, ça commence bien.

Les brochets s’enchainent, bien que l’activité diminue en approchant de midi.

Un bon casse-croute, et c’est repartis. Julien monte sur mon bateau, Thomas sur celui de Rémi.

Nous attaquons une cassure très forte, avec  des perches présentent de façon éparse, mais où certains echos semblent être énormes sur l’écran du Humminbird. Bien concentrés, Julien et moi sentons qu’un gros brochet va arriver. Soudain, tape ! julien exécute un bon ferrage… dans le vide. La concentration monte encore d’un cran, et puis touche pour moi. Je ferre dans le dur, et le poisson me prend d’office une dizaine de mètres de tresses, mon frein pourtant dangereusement serrez. Un fabuleux combat,  soldé par la capture d’un monstre d’1m17.

 

 

 

Nous continuons notre prospection,  la fréquence de captures diminue mais la  taille moyenne augmente. Ainsi, je capture un brochet de 91 cm, et le troisième métré de la journée, 1,09cm, toujours sur un Shad GT de 18 cm.

 

Le coup du soir arrive, et sera similaire à celui de la veille. Sans regrets, car ce n’est pas moins d’une trentaine de poissons qui furent capturés durant cette journée.

Nous retournons au camping plus que satisfait, pour une nuit avec des écailles plein les rêves.

 

Mardi 11  septembre :

A l’aube, les moteurs ronflent déjà pour regagner des zones prometteuses, sur lesquelles nous n’avons pas insisté la veille. Séparé de plusieurs centaines de mètre de Julien et Rémi, nous débutons pareil à lundi. Mêmes profondeurs, mêmes leurres…

Expliquant à mon frère un principe d’animation, je prends un touche lourde, en direct. Le poisson est lourd mais se laisse relativement bien monter jusqu’au bateau. Il est énorme, 1m20 selon nos estimation. Filmé par mon frère, je me débrouille seul pour mettre au sec ce magnifique brochet. Mais lorsque je tends vers lui, le géant se retourne et entame un rush titanesque d’une cinquantaine de mètres. Je réussis tout de même à récupérer la longueur de tresse. Il crève la surf    ace une nouvelle fois, et cette fois ci pour de bon. Un dernier grand coup de gueule à la surface, avant qu’il ne rejoigne l’épuisette et le pont du bateau. Je hurle de joie. Séances mesure et photos puis nous relâchons le monstre, accusant la taille d’1m22.

 

Après, s’est à Rémi et Thomas de faire leurs gros becs.  95cm pour Thomas, 97cm pour Rémi. Deux poissons splendides, en pleine forme.

 

A 11H, la bise est bien installé sur le lac et ne le quittera pas jusqu’au soir. La fréquence de captures  se réduit ainsi que la taille des poissons. Rémi nous quitta durant l’après-midi, car il travaille le lendemain.

 

Mercredi 12 septembre :

Puisque que la bise ne suffisait pas, nous avons désormais la pluie. La température extérieure est de 12°C, les vagues sont de 1m, et il tombe des sacs d’eau. Beaucoup de facteurs défavorables, nous poussant à écourter nôtre séjour, humble face aux éléments.

 

Il y a des parties de pêche dont l’on se souviendra tout au long de sa vie, où la nature si capricieuse nous révèle son entière générosité. Ce séjours sur le lac Léman fera à jamais partit de ces sessions magiques, ou le rêve est à portés de scion.

 

A très bientôt,

 

Matthieu Pornon