Imaginez une flotte de trois bateaux, sur lesquels neuf pêcheurs bien décidés d’en découdre avec les gros brochets du Léman. C’est en comité élargi que Rémi, Julien et moi-même décidons d’un week-end sur le lac Léman, afin de faire découvrir à nos amis/famille notre univers, la pêche, mais surtout le lac de toutes les démesures. Hormis mon frère Thomas, tous nos convives sont débutants, et la plupart n’ont jamais tenu en main une canne casting de leur vie. Beau challenge que d’essayer de leur faire prendre un brochet de plus du mètre.

 

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Vendredi 6 septembre : De la disette à l’abondance

Tout commence vendredi matin. Le rendez-vous est donné à la mise à l’eau pour 10H. Julien accompagne deux clients et amis ; Rémi un ami à lui ; quant à moi, je suis seul. Je prends donc en charge Jean-Christophe l’un des clients de Julien. Nous commençons par quelques exercices de casting avant de débuter la pêche sur un cassant.

En deux heures, nous enregistrons peu de touches. Je parviens tout de même à capturer un petit brochet de 50 cm. Même bilan sur les bateaux de Rémi et de Julien.

A 16H30, j’abandonne Jean-Christophe à Julien car ils doivent chercher leurs cartes de pêche à la voiture. Je prends donc seul la direction d’un spot sur le grand lac. En arrivant, je sonde afin de trouver des poissons actifs sur les bancs de perches, sans succès. J’entame donc une dérive le long d’un cassant, et après une heure de pêche, je n’ai toujours rien touché.

Je me dirige vers l’embouchure d’une rivière. Il est 18H, c’est là que la journée prend une toute autre tournure. A chaque lancer de mon Shad GT 18 cm blanc nacré dos bleu, une touche. J’enchaine les captures, 65 cm, 90 cm, 75 cm, 105cm, 70 cm. Le tout en moins d’une heure. Génial, mais la tension retombe comme elle est venue, très vite.

 

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Je recommence donc à sonder et m’aperçois que les brochets sont toujours en activité mais entre deux eaux. Pêcher au Shad dans la colonne d’eau est souvent hasardeux, et au bout d’une demi-heure, j’entame le combat contre un poisson. Bien énervé, il part à toute vitesse sous mon bateau. Je ne parviens pas à le contrôler. A la limite de la rupture, je bride encore un peu plus. La casse fut inévitable.

Je décide de reprendre les choses en main. Je monte un Shad GT 22 cm, sur ma ST Croix Legend Musky séries. Nouvelle touche, le combat est violant, mais la rigidité du blanck me permet de mettre à mal les rushs de ce gros poisson, accusant 110cm.

Fin de journée. Je rentre le sourire aux lèvres et découvre le même sourire sur les visages de mes amis, qui eux-aussi ont fait un beau carton.

 

Samedi 7 septembre : Dieu le père

Départ matinal de la mise à l’eau, après x tournées de café, car il a plu toute la nuit et beaucoup d’entre nous ont mal dormi.

Je suis accompagné de mon père Jean-Louis et de mon cousin Sylvain. Tous deux n’ont jamais pêché en bateau, mais la motivation est aux beaux fixes. Une heure suffit pour qu’ils soient opérationnels à la pêche. Lancers, animations, Ferrages … ces éléments intégrés, nous débutons sur un cassant.

 

 

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Père et Fils

 

Une première touche pour mon père, raté. Vient une deuxième, dans le dur. Le poisson se laisse ramener facilement jusqu’au bateau, puis il entame un rush violant. Bien que stressé, mon père écoute mes conseils et parvient avec succès à mettre le poisson à l’épuisette que Sylvain tenait, un vrai travail d’équipe.

 

Nous mesurons le poisson, 106 cm, Jean-Louis est aux anges.

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Bien décidé de faire monter d’autres brochets au bateau, Jean-Louis se remobilise et ferre très vite un autre brochet. La canne ne plie pas, et un sifflet de 30 cm à peine, crève la surface.

Nous enregistrerons peu de captures en continuant sur cette dérive. Nous prenons la direction d’un autre poste. D’immenses pentes douces, ou de petits bancs de perches sont attaqués par des brochets de toutes parts. Sylvain fera sa première prise du week-end, et récidivera juste après.

Encore une très belle journée que nous a offert le Léman.

 

Dimanche 8 septembre : l’apothéose

Cette fois en compagnie de Thomas et de Sylvain, retour sur les pentes douces de veille.

D’entrée, mon frère prend deux poissons, 83 cm et 80 cm, les deux sur un Shad GT 18 cm chartreuse dos rouge. Nous persévérons au shad, car nous pensons que de gros poissons pourront être capturés ainsi. Malgré notre application, rien ne se passe.

Je décide de passer au shad a palette, une version artisanale du Divinator, un shad gt de 15 cm équipé d’une tête de 35 gr, une palette « spinner plus » vissée à la place du paddle. Un montage simple qui permet de pêcher creux plus efficacement qu’avec le divinator 55 gr.

Après quelques lancers, je prends une touche sous le bateau et capture un brochet de 90 cm. 30 minutes plus tard, nouvelle touche. C’est du Lourd, et un brochet de 110cm rejoint le pont du bateau. Le ton est donné. Mon cousin s’équipe du même montage et prend une frappe violente peu de temps après avoir changé de leurre, mais malheureusement le poisson se décrocha.

 

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Le shad à palette et sa victime de 110 cm

 

Nous changeons de dérive et restons sur une zone de pente douce. Sylvain qui pêche plein large y croit dur comme fer, et mon frère annonce qu’un gros poisson va arriver, à la façon d’un médium. Peu convaincu, je m’exerce à pêcher coté rivage quand tout à coup, Sylvain m’annonce, PENDU !!! La canne est cintrée, le combat s’annonce difficile au vu des grands coups de tête que Sylvain se prend dans le bras. Mais tout se passa bien, et le poisson regagna l’épuisette rapidement, il est énorme, 116 cm. Incroyable !!!

 

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Suivront trois poissons 65 cm, 92 cm, et 70 cm qui clôtureront cette journée quelque peu écourtée par un orage que nous avons pris sur la tête.

 

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Encore une session exceptionnelle, avec 5 métrés au compteur pour mon bateau. Un challenge réussi, mes deux novices ont fait chacun leurs métrés.

A très bientôt,
Matthieu Pornon

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